mercredi 6 décembre 2017

Mémoires et radotages (151) – Le 8ème Régiment d’Infanterie Motorisée



J’ai eu l’honneur de compléter l’histoire de cette unité pour la période de 1940. Ce régiment était celui où a principalement servi mon père sur le front Belge en pleine attaque Allemande : 

Seconde Guerre mondiale

1940 

Le 8e régiment d’infanterie est un régiment d'active, arrivé à Cherbourg en 1930 en remplacement du 1er régiment d'infanterie coloniale. Commandé par le colonel Jeanzac au moment de la mobilisation, puis par le capitaine Loison à partir du 14 mai 1940. Sa devise est « Toujours en avant ».

Dans la nuit du 10 mai 1940, l'unité (environ 2 500 hommes), rattachée récemment à la 5e division d'infanterie motorisée, (IIe corps d’armée, 9e armée, groupe d'armées no 1), fait mouvement de Givet vers la Meuse belge en application du plan Dyle, la 5e DIM devant défendre le fleuve entre Dave et Anhée.

Le régiment se retranche à l'ouest et à l'Est de la Meuse, dans les villes de Annevoie et Godinne. Il inflige de lourdes pertes aux Allemands (vraisemblablement les 12 et 13 mai) qui veulent s'emparer de la passerelle enjambant la Meuse. Après deux jours de combat, le reste des éléments à l'Est, repasse la Meuse. Les 2 000 hommes valides tiennent la Meuse sous leur feu depuis Annevoie (14 mai 1940). Les assaillants allemands renonceront à emprunter la passerelle de Godinne (que les Français feront sauter), préférant profiter de leurs têtes de pont plus au sud (voir bataille de Dinant).

Se sachant en cours d'encerclement par le Sud, le plus gros de la troupe du 8e RI commandé alors par un lieutenant, sans communication, ni approvisionnement, se replie, non sans constater qu'à l'arrière, l'artillerie française avait été neutralisée par les commandos ennemis. Dans leur repli, ils tombent sur un convoi de camions aux couleurs belges (vers le 15 ou 16 mai 1940 environ). En fait ces camions avaient été capturés par les Allemands. Le 8e RI est exterminé l'arme à la bretelle, victime de cette méprise, par l'infanterie et l'aviation adverse. Le lieu du massacre (un champ), n'est pas connu à ce jour. Il y aura quelques survivants jamais recherchés et dont le récit aurait pu renseigner l'histoire de la fin du régiment.

Certaines unités dispersées repliées par d'autres chemins sont capturées par l'ennemi. Le régiment est dissous le 22 mai 1940. D'autres unités en retraite dispersée sont incorporées dans le 236e RI le 27 mai 1940.[réf. souhaitée]



Mémoires et radotages (150) – Jean d’O et Jojo



Sacré Jean d’O, il n’a pas de pot ! Lui qui dit qu’il a eu une chance de cocu, ben pour une fois, il n’a pas le cul bordé de nouilles ! Il lui arrive à peu près la même chose qu’à Cocteau… Sa mort est éclipsée par celle de Johnny comme Cocteau par celle de Piaf !

Jean d’O… Quel personnage passionnant… Le voir et l’écouter ont vraiment été très captivants… Son esprit très pétillant, et sa fausse modestie savamment travaillée pendant des décennies au point d’en être devenue parfaite étaient « épatants » (c’était son mot)… Il aimait la vie… Remarque… être né avec une cuillère en or dans la bouche et avoir eu toutes les fées penchées sur son berceau… ça aide à avoir l’esprit à l’optimisme !

Mais jean d’O… je ne suis jamais allé assister à ses concerts, contrairement à Johnny et pour cause : Je me suis souvent contenté de ses articles dans les journaux, qui m’ont paru souvent très justes, très mesurés et dénués de toutes conventions auxquelles on s’attendrait de la part d’un milieu que l’on dit conservateur… Il était l’un des plus Gaullistes, survivant de cet esprit anticonformiste et transgressif que j’appréciais tant…

Quant à Johnny… Le concert auquel j’ai assisté, c’était à l’extérieur (à Saint Laurent du Var)… parce que je n’avais pas les moyens de me payer une place… Après tout, j’avais le son… à défaut d’image…
Ce que je retiendrais de Johnny, ce sont ses chansons ainsi que son personnage des débuts…
« Retiens la nuit », « Maudite rivière », « Pour moi, la vie va commencer », « Viens danser le twist », « Johnny lui dit adieu » et bien sûr « L’idole des jeunes »…
Mais je n’ai jamais lu ses écrits… et pour cause « Ah que Johnny y savait pas écrire comme y causait ! »…

Alors en mémoire de ces évènements… (Ce pauvre Cocteau)…





mardi 5 décembre 2017

La guerre dans l'association des anciens élèves avec des dirigeants oligarchiques (5)

ADIA Lettre d'infos n°13 du 23/11/2017

 
Bonjour cher(e)s ami(e)s Anciens élèves et élèves en formation
 
Ce que nous venons d'apprendre nous laisse sans voix

Notre collègue Mohamed ATOUF, ancien élève de la promotion 1990, a fait part au bureau de l'ADIA de son étonnement et de son irritation en constatant que sa candidature au poste d'administrateur du Conseil d'Administration de l'amicale n'avait pas été retenue pour être soumise à vos suffrages le 2 décembre 2017.
A jour de ses cotisations, il a fait acte de candidature et a transmis sa profession de foi dans les délais en date du 2 octobre 2017, bien avant la date limite du 16 octobre précisée dans le courrier transmis par le président et son équipe.
Son irritation est d'autant plus forte et justifiée, que fait unique à notre connaissance, il a reçu le 10 octobre un appel téléphonique du secrétaire général lui demandant ses motivations et les raisons de sa candidature au poste d'administrateur de l'amicale.
Quelle ne fut donc pas sa stupeur de constater qu'il ne figurait pas parmi les candidats listés sur les bulletins transmis aux suffrages des adhérents.

Cela nous paraît d'autant plus grave que notre camarade Mohamed ATOUF subit cette situation injuste pour la deuxième fois, puisqu'il avait déjà posé sa candidature l'année dernière pour l'assemblée générale du 3 décembre 2016.
Candidature qui avait subi le même sort que celle de cette année.
Nous nous interrogeons sur ce double oubli et sur la conception que se fait l'équipe Deveaux des principes démocratiques.


Comment de tels faits peuvent-ils être seulement dus au hasard ? Y a-t-il eu volonté de limiter les candidatures ?

Ces faits sont intolérables, inacceptables et démontrent une nouvelle fois l'incapacité de Sébastien Deveaux et de ses compères d'assurer la mission de gestion qu'ils s'entêtent à vouloir poursuivre et qui pour certains expriment leur autosatisfaction dans leur nouvelle profession de foi.
Cette injustice patente qui frappe notre camarade Mohamed ATOUF doit être sanctionnée par votre vote en préférant donner vos suffrages à une nouvelle équipe d'administrateurs qui ont eu le courage de postuler et dont l'expérience nous laisse à penser qu'ils seront à la hauteur de leur mission pour que notre association retrouve la sérénité perdue depuis la prise de pouvoir irrégulière de Sébastien Deveaux. Nous vous invitons donc à donner vos suffrages à :
Éric Gibert, Jacques Perrin, Bernard Tournadre et Michel Uttaro

En outre ; dans un récent communiqué spécial le bureau de l'amicale se permet de nous accuser d'avoir créé la tempête.

Cette manière d'appréhender la situation est d'autant plus curieuse que la tempête qu'ils évoquent a débuté simultanément à leur prise de pouvoir irrégulière pour la gestion de l'association.
Elle résulte de leur refus systématique d'accepter un nouveau verdict des urnes afin que le résultat des élections ne soit plus sujet à caution et ainsi clore le débat ; procédure que nous avons proposée dès le début mais qui malheureusement restée sans échos nous a contraint à faire appel à la justice pour faire constater toutes les irrégularités de procédure et de gestion et les entorses répétées faîtes au pacte statutaire.

1-Ils n'hésitent pas à nous traiter de menteurs alors que c'est pour eux une pratique courante !!!

2-Ils se targuent d'avoir scrupuleusement respecté le code des marchés publics alors qu'ils n'ont organisé aucune mise en concurrence pour désigner le bailleur social « Logis Cévenols ».
Bien au contraire après avoir évincé le titulaire du bail à construction (Un toit pour tous) et lui avoir versé la somme de 213000€ au titre de dédommagement, ils ont délégué la maitrise d'ouvrage à Logis Cévenols sans mise en concurrence.
Délégataire qui étonnamment a retenu comme maître d'œuvre et entreprise principale les deux qui avaient été sollicitées en 2013 pour réaliser un avant projet. Méthode fortement sujette à caution et qui pourrait être dénoncée comme délit de favoritisme.
Ils prétendent que « Un toit pour tous » a refusé de construire, ce qui est faux et attesté par les propos des représentants de l'école lors de l'AG du 6 décembre 2014.
Il aurait été plus simple de confier cette opération à « Un toit pour tous » ce qui aurait permis d'économiser 213 000€ de dépense inutile qui participe au déficit constaté au bilan des comptes.

3-Ils prennent pour excuse l'obsolescence des statuts pour justifier leurs exactions alors que le projet qu'ils ont rédigé a été rejeté massivement à deux reprises par le vote des membres de l'assemblée générale et qu'ils ont refusé de prendre en compte les remarques importantes faites par les membres du groupe d'opposition.
Membres qu'ils n'avaient pas hésité à radier arbitrairement et à tord (puisque rétablis dans leurs fonctions par jugement du 24 mai 2016). Cette manœuvre ayant eu pour effet de les priver des réunions du CA pendant 9 mois. Période qu'ils ont mis à profit pour établir un projet validant toutes leurs exactions et incompatible avec le statut ARUP (Association Reconnue d'Utilité Publique)

4-Le trésorier qui a reconnu publiquement à l'AG du 3 décembre 2016 être incompétent pour exercer sa mission est toujours en place à ce jour alors qu'après s'être autoproclamé en novembre 2012 président du groupe Cévennes, il squatte le poste depuis cette date sans jamais l'avoir remis en jeu de peur de le perdre.

Pour cette nouvelle élection, ils dérogent une nouvelle fois à plusieurs reprises à de nombreux points du pacte statutaire, notamment :

a)-Accepter une élève comme candidate au poste d'administrateur alors qu'il est écrit dans les statuts que les élèves sont représentés par le président du cercle.

b)-Autoriser le vote de plus de 370 élèves sans validation de l'AG et en dénaturant l'esprit dans lequel a été écrit l'article 3 des statuts pour permettre à quelques élèves diplômés hors école et venus faire une formation complémentaire de participer à la vie de l'amicale.
Pour preuve les termes de cet article sont contredis par le règlement intérieur qui mentionne : « anciens élèves diplômés ». Ce qui est l'essence même de l'objet de l'association. Vote qui peut également déstabiliser les équilibres actuels et permettre aux occupants de logements de s'autogérer, de fixer le montant du loyer, de révoquer le directeur de la maison des élèves…….

c)-Demander à ce que les procurations soient transmises au bureau avant le 24 novembre (abus de pouvoir).

d)-Oubli de transmission de la convocation à de nombreux collègues même à jour de leur cotisation alors que selon les termes de l'article 1-3 du règlement intérieur tout membre à la possibilité de voter s'il régle sa cotisation le jour de l'assemblée générale.

e)-Exiger une inscription préalable pour participer à l'AG

La liste de leurs exactions est trop longue pour être relatée exhaustivement sur cette lettre d'infos n°13 ; aussi pour terminer nous rappellerons simplement quelques faits notoires pour ceux qui ne sont pas encore tout à fait convaincus du bien fondé de notre action dont le seul but est de protéger l'amicale des graves dérives qui se produisent depuis le début de la gouvernance de l'équipe Deveaux.

1-Que les 5 assignés au lieu d'accepter le jugement du tribunal du 16 juin 2017 préfèrent faire appel et continuer à faire supporter à l'association leurs frais d'avocat qui s'élèvent à ce jour à plus de 200 000€.

2-Que la plupart des administrateurs fidèles à Deveaux n'ont aucun scrupule à avoir plusieurs années de retard de cotisations y compris le président. Situation qui selon le pacte statutaire ne leur confère plus de légitimité pour siéger au CA et auraient dû faire l'objet d'une procédure d'exclusion.

Pour étayer nos dires, vous pouvez si vous le souhaitez par un simple clic prendre connaissance (copier-coler dans votre explorateur) :
- du jugement du 16-06-17:
http://ekladata.com/QfNhXIBZj9F8bWyz36qVRNPwTWU/JUGEMENT-15-06-2017.pdf
- de la note remise à tous les administrateurs la veille du CA du 25-09-2017:
http://ekladata.com/mqNDilC6Tw3lmMEVKwS9WWOvfTs/Note-aux-administrateur-du-23-09-2017.pdf​

Comme beaucoup l'on déjà fait, nous vous invitons donc à rallier en nombre l'ADIA pour la soutenir et l'aider à mettre en place une nouvelle équipe plus soucieuse de la défense de l'intérêt général que des intérêts particuliers.
Pour cela il vous suffit de voter pour les candidats cités en fin du premier paragraphe qui soutiennent son action et ses principes. A savoir : Éric Gibert, Jacques Perrin, Bernard Tournadre et Michel Uttaro



A bientôt avec toutes nos amitiés eschouliennes.

                                                                                                                      Le bureau de l'ADIA

lundi 4 décembre 2017

La guerre dans l'association des anciens élèves avec des dirigeants oligarchiques (6)


Lettre ouverte à Sébastien Deveaux du 29 – 11 - 2017
Des administrateurs : Yanick Ginel – Georges Heriakian – André Lamy – Charles Loméro

Monsieur le Président revenez à la raison 

Vous persistez à maintenir l’Assemblée Générale du 2 décembre 2017 alors qu’avec le Directeur de la maison des élèves dont le niveau de rémunération pèse lourdement sur le budget de l’association (+ de 5000 net par mois rappelons le) vous avez été incapables de l’organiser correctement. Pour cause : 

1-Diffusion de l’information très partielle : de nombreux collègues nous ont prévenus qu’ils n’avaient pas été informés de la tenue de cette A.G. et n’ont pas reçu le matériel de vote alors qu’il est écrit à l’article 1-3 alinéa 3 du règlement intérieur : « tout membre de l’association peut jusqu’au jour de la séance se présenter et voter s’il se met à jour séance tenante pour le paiement de sa cotisation ». 

2-Utilisation erronée de l’Article 3 alinéa 2 des statuts : Ce qui permet de faire participer au vote plus de 370 élèves alors que l’objet de l’association est « Association Amicale des Anciens Elèves » et que le Règlement intérieur précise dans son article 1-3 alinéa 1 « la qualité de sociétaire s’acquiert ………lorsque l’élève achève le cycle de ses études » et dans son article 1-5 « la représentation des élèves au sein des Assemblées générales ………….est assurée par une délégation du cercle des élèves qui a voix consultative ». Cette interprétation abusive de l’article 3 n’aurait elle pas pour but de tenter d’obtenir une majorité qui vous serait favorable aux élections comme cela a déjà été fait d’une autre manière à l’AG de 2016 en interdisant le port des pouvoirs pour ce seul point de l’ordre du jour.

3-Prise en compte de la candidature d’une élève alors que l’article 1-5 du règlement intérieur stipule : « Au sein du conseil d’administration les élèves sont représentés par le président du cercle conformément à l’article 5 des statuts ». 

4-Oubli malencontreux et réitéré pour la deuxième année consécutive de la candidature de Mohamed ATOUF (promo 1990). Réitération qui pourrait être assimilée nous n’osons y croire à une forme de racisme.
4bis-Organisation d’un CA précipité le 1er Décembre 2017 : Pour rattraper ce « malencontreux oubli » et reporter les élections en janvier 2018 tout en maintenant, en la tronquant, l’AG du 2-12-2017, avec pour conséquence de nombreux collègues non prévenus 

5-Rédaction des bulletins de vote en séparant les candidats sortants des nouvelles candidatures (n’y a t il pas là rupture d’équité entre les candidats ?) 

6-Résiliation irrégulière d’un bail à construction avec indemnisation (213 000€) sans autorisation préalable de l’assemblée générale. 

7-Prise en charge de frais de justice particuliers par l’association. Les frais d’avocat des administrateurs mis en cause, dont les vôtres monsieur le président, sont réglés sur le budget de l’association et devraient être remboursés. 

8-Conseil d’administration irrégulier : Présence d’une majorité de membres non à jour de leur cotisation ce qui aurait dû faire l’objet d’une procédure de radiation (Article 4 des statuts : La qualité de membre de l’association se perd …. Par la radiation prononcée pour non paiement de la cotisation ou …….), présence d’un huissier sans autorisation du tribunal (ce qui est contraire aux textes règlementant le fonctionnement des associations) 

9-Cooptation de présidents de région contraire au pacte statutaire et Organisation précipitée des élections pour les groupes régionaux pour faire réélire ou élire vos fidèles, tel Dominique Marc qui monopolise ainsi la présidence du groupe Cévennes depuis 2012 et de ce fait occupe les fonctions de trésorier de l’association alors même qu’il a reconnu publiquement en AG ne pas en être capable. Egalement, annulation de l’élection en Rhône-Alpes sans aucune explication.

10-En conclusion : Plus de 400 000€ de dépenses inutiles qui aurait pu être évitées et qui entraîne votre équipe dans une impasse financièrement dangereuse pour tous.

11-Vous nous avez sollicités par le biais de l’avocat rémunéré au frais de l’association pour engager une transaction que nous avons accepté d’étudier. Vous semblez agir comme si vous vouliez la faire échouer. 

Pourquoi persister dans un tel égarement ?
Monsieur le président retrouvez un brin de lucidité ; annulez tout et confiez les élections générales au mandataire désigné à cet effet par le jugement du 16 juin 2017 que vous vous obstinez à contester en appel (encore des frais) 

Ainsi ce conflit pourrait enfin se terminer dans l’intérêt de la survie de notre amicale.

vendredi 1 décembre 2017

Mémoires et radotages (149) – La théorie et la pratique



Je reçois par courriel un message de la CPAM : 

Cher Monsieur Zalandeau,

Vous bénéficiez d'une dispense d'avance de frais de consultation chez votre médecin pour les soins en lien avec votre 100%.

Or, le mois dernier, vous avez effectué un paiement lors d'une consultation.

Afin de bénéficier de cette dispense, pensez à :
- Présenter à votre professionnel de santé votre carte Vitale à chaque consultation,
- Ou, si vous n'avez pas votre carte Vitale, présenter votre attestation de droits téléchargeable sur votre compte ameli, rubrique « Mes démarches », puis « télécharger » et enfin « attestation de droits ». 

Et bien, il est vrai chère madame CPAM, que j’aurais pu ne pas payer mon médecin… Mais si, ce faisant, j’aurais pu éventuellement éviter les gendarmes pour grivèlerie, le praticien étant très attaché à ses encaissements cash, son cabinet m’aurait été interdit pour toute nouvelle consultation prochaine. Ou bien il se mettrait à me soigner mal de façon à me faire opter pour une migration vers un autre médecin référent… Ce qui me gênerait énormément dans les deux cas…
Peut-être que vous, madame CPAM, seriez en mesure, en plus d’effectuer les remboursements, de m’examiner et de me faire parvenir l’ordonnance en lieu et place de mon médecin… Ce qui me dispenserait effectivement du paiement au dit  praticien !

Veillez agréer, Madame CPAM…

jeudi 30 novembre 2017

James

Écrit le 27 mai 2017 (complété le 30 novembre 2017).

A l'attention de "P'tit'loup" : J'ai appris par Gigi que tu seras des nôtres le WE prochain.

Je profite de ton adresse courriel révélée, pour revenir sur cette disparition douloureuse de ton époux, que tu as éprouvée il y a environ 17 ans (Ma mémoire flanche)...

Je n'avais appris le décès de James, qu'environ 6 mois après, suite à un coup de fil que j'avais passé à Bacchus... Il m'avait donné tes coordonnées...
J'ai donc voulu te présenter mes condoléances par écrit. Las, à chaque fois que je me mettais sur ma feuille blanche, j'éclatais en sanglots. Ainsi, pendant des semaines, je ne produisais que des pages délavées... Ah si j'avais eu Word !... ainsi, au fil du temps j'ai perdu la feuille volante où tes coordonnées étaient inscrites (surement égarée dans un des dossiers de mon entreprise)...

J'ai à cette époque, beaucoup culpabilisé de n'être jamais allé vous voir à Nice... Et pourtant mon frère y habitait... Je ne suis pas descendu à Nice avant 2003... Et pourtant  je l'avais promis à James, lorsqu'il m'avait annoncé son déménagement !
Nous étions descendus ensemble aux retrouvailles de 1988... Vous m'aviez invité chez vous près de Melun... Quelle petite famille soudée vous formiez... Et que d'autres souvenirs remontent du temps ou vous veniez chez ma première femme à Alès ! Et les sorties géologiques ou autres, que de bons souvenirs ! James était l'ami que toute la promo appréciait...

J'étais trop occupé par mon activité artisanale... C'est la raison pour laquelle je n'avais été prévenu par personne, pour les obsèques : Mon changement d'adresse n'était pas dans l'annuaire de l'école... Je n'y avais pas pensé.

Enfin, bref ! Il est un peu tard pour te présenter mes condoléances, mais sache que je considérais Jacques comme un véritable ami et que cela m'a fait énormément de peine.

J'espère que toi et tes enfants allez bien et qu'ils sont maintenant bien installés dans la vie.

A bientôt j'espère

Marc, (2)

Écrit le 3 Août 2015

Ecrire... Pour quoi dire, pour quoi faire ?
 
Pour exprimer sa pensée, en direct.
Pour exprimer sa vision du monde, de la société, de la vie, de l'évolution.
Pour démontrer des théories mathématiques et physiques.
Pour dire ses rêves et les vivre en direct sur le papier.
Pour exprimer ses émotions.
Pour soulager sa conscience et trouver la paix.
Pour formaliser les actes professionnels.
Pour polémiquer avec, ou sans bonne foi.
Pour vivre des romans que l'on écrit, sans savoir comment l'histoire va se terminer.
Pour raconter des aventures vraies, sa vie.
Pour transmettre son savoir aux générations futures.
Pour donner notre interprétation de l'histoire ou de la biographie d'un personnage disparu.
Pour se libérer en exprimant tout ce qu'on ne dit pas avec des mots, des choses plus profondes, plus élaborées...
 
Aujourd'hui était jour de deuil, jour d'autoroute de 3h du matin à 17h30 et pour écrire quoi ? "Un dernier au revoir", la main tremblante sur le registre devant l'église d'Ambazac, adressé à l'ami de promotion qui n'avait pas su attendre que je vienne le voir, comme je lui avais promis, comme une promesse non tenue, comme un mensonge du destin ...
 
"Un dernier au revoir", ô combien dérisoire, Pour soulager ma conscience, pour essayer de me libérer, mais me suis-je libéré ? Pas vraiment.
 
Au revoir Marc, excuse-moi, j'aurais tant aimé te revoir au moins une dernière fois avec ton charisme, ton autorité naturelle, ta gentillesse, ta fidélité en amitié, ton besoin de justice, ton humanité, ta bonhomie...
 
Des mots écrits, comme des feuilles mortes, disparues, emportées par le temps...

Mémoires et radotages (148) – Disparition de « Mickey »



Écrit et prononcé le 28 novembre 2017 par Gigi, lors des funérailles 

Michel, Mickey,

C’est ainsi que te surnommait la 121° promotion de l’École des Mines d’Alès, où nous nous sommes rencontrés pour la première fois en septembre 1969. Au cours de ces 4 années d’études en internat, et à vingt ans ça compte beaucoup, cette proximité, la complicité, la fraternité et la solidarité établis naturellement entre nous, ont permis de construire une grande amitié qui a su résister à l’usure du temps. Tu as toujours été un camarade fidèle, calme et très attentif aux autres. Ta présence, bien que discrète, ton humanité, imposaient la sérénité. Ton pragmatisme et ton bon sens faisaient ressortir cette force paisible, cette assurance qui étaient en toi. Pour nous, tu représentais le type cool, avenant, au charme naturel, au regard malicieux, qui avait le don de séduire, qu’il suffisait de côtoyer pour l'adopter, pour avoir envie de compter parmi ses amis, de l'avoir avec soi dans les bonnes virées entre potes. Il y a tant de bons souvenirs !
Je me souviens tout particulièrement de notre stage en Turquie en 1972 dans une mine de charbon d’un autre siècle. Trois mois de découvertes et d’aventures ! Notre amitié s’y est durablement renforcée.

Après ces 4 années passées ensemble, nos chemins ont un peu divergé, chacun construisant sa nouvelle vie professionnelle et familiale. Nous nous sommes revus régulièrement, notamment lors de nos retrouvailles de la promotion, où tu étais toujours présent avec ta femme YYYYYYY. Ce fut encore le cas en juin dernier, pour notre plus grand bonheur à tous, malgré ta maladie et les traces qu’elle avait laissées.
Retrouver cette seconde famille était toujours l’occasion, pour tous, de faire ressurgir ces souvenirs de jeunesse, source de grande émotion, de joie et de plaisanteries partagées, montrant que cette amitié était bâtie sur du solide et pour durer longtemps.
Tu étais aussi friand de nature et de randonnées en montagne, afin de garder les pieds bien ancrés sur cette terre. Je me souviens encore de ce magnifique tour de la Vanoise réalisé en 1979, chargés comme des mules, mais tellement heureux de partager ce plaisir et cette amitié.

Et puis, alors que tu aurais pu profiter d’une retraite bien méritée, la maladie t’a brutalement frappé. Malgré tous tes efforts et aussi ceux de YYYYYYY et de tes enfants, elle a progressivement gagné du terrain, laissant des séquelles dont tu avais pleinement conscience. On a pu échanger un peu le 11 novembre dernier, chez toi, sans savoir que ce serait pour la dernière fois. Tu essayais bien de masquer ta lassitude et de faire bonne figure, mais on ressentait que tout devenait très compliqué.
Nul ne sait ce qu’il ferait en pareilles circonstances, mais quand tu as compris que tu ne pourrais plus gagner ce combat contre la maladie, tu as décidé lucidement, courageusement d’y mettre fin, épargnant peut être à ta famille l’infinie tristesse de te voir irrémédiablement décliner.

Tu nous quittes bien trop tôt Mickey. On aurait tant aimé pouvoir profiter encore longtemps de ton sourire, de partager cette fraternité qui cimentait notre grande amitié. On ne t’oubliera pas et pendant ce dernier long voyage que tu as décidé d’entreprendre, tu seras toujours présent dans nos pensées et dans nos cœurs.
Tous tes camarades de la 121° te disent au revoir Mickey. 

Communiqué par Zalandeau le 17 novembre 2017 : 

Je garde un souvenir ému de Mickey... oh... Je préfère dire Michel et franchement cela m'a fait un coup au coeur de lire cette funeste nouvelle. Lui, si gentil, si cordial, si attachant. Il était l'antonyme de la vulgarité. Peu expansif,, c'est-à-dire réservé, car il avait une certaine classe, il était cependant très chaleureux et c'est cette image que je garderai en mémoire : Un bon camarade...

Bien tristement

……….

Il est vrai, qu’au moment où j’ai lu l’annonce de ton décès, Michel, cela a fait une sorte de « Tac » dans ma poitrine… et pendant un moment, j’ai eu de la peine à reprendre mon souffle et mes esprits… Mais c’est personnel… Aux obsèques Mardi, j’ai pu contenir les larmes, j’avais eu 11 jours pour cela…
Je te dis : A bientôt Michel , parce que « Mickey » n’est définitivement pas le sobriquet sous lequel je veux me souvenir de toi, tu étais bien mieux que cela !